Endométriose : quoi manger et quoi éviter si vous en souffrez

L’endométriose est une affection dans laquelle le tissu qui se trouve généralement à l’intérieur de l’utérus se développe à l’extérieur de celui-ci. Le tissu qui tapisse l’utérus est appelé endomètre. C’est de là que vient le nom de cette pathologie.

En France, l’endométriose touche une femme sur dix pendant ses années de procréation, estime EndoFrance, association française de lutte contre l’endométriose.

L’endométriose est souvent un trouble douloureux qui se manifeste principalement dans la région pelvienne. Il est rare que ce tissu s’étende au-delà des trompes de Fallope, des ovaires et des tissus qui tapissent la région du bassin.

Les symptômes de cette maladie ont tendance à s’aggraver en période de menstruation. Les signes et les symptômes comprennent :

  • douleur pelvienne
  • une douleur accrue pendant les règles et les rapports sexuels
  • des douleurs lors de la défécation et de la miction des règles abondantes,
  • ou des saignements entre les règles
  • fatigue
  • diarrhée
  • boursouflage
  • constipation
  • lombalgie
  • crampes intenses

Si l’endométriose n’est pas traitée, elle peut conduire à la stérilité.

Il existe un risque légèrement accru de cancer des ovaires ou d’adénocarcinome chez les personnes ayant des antécédents d’endométriose. Toutefois, le risque reste faible tout au long de la vie et ne nécessite pas de se précipiter vers un traitement radical.

Il n’existe actuellement aucun remède à cette maladie, mais elle peut être prise en charge par des soins complets. Les soins doivent comprendre à la fois un plan de gestion de la douleur et un mode de vie sain avec une bonne alimentation et de l’exercice.

Lisez ce qui suit pour savoir comment votre régime alimentaire peut vous aider si vous souffrez d’endométriose.

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Aliments pouvant avoir un effet négatif sur l’endométriose

Certains choix de vie peuvent influencer la progression de l’endométriose et augmenter le risque de la développer. Ces choix peuvent également avoir un effet sur le caractère douloureux ou bien géré de la maladie.

Bien que des recherches supplémentaires doivent être menées pour établir une corrélation complète entre certains aliments ou certaines habitudes de vie et le développement ou l’aggravation de cette affection, les facteurs suivants peuvent avoir une incidence nuisible sur l’endométriose :

Un régime alimentaire riche en graisses saturées

Les recherches ont révélé des taux plus élevés de diagnostics d’endométriose chez les femmes qui consomment davantage de graisses saturées. Les graisses saturées se trouvent principalement dans les aliments frits, les aliments transformés et les plats cuisinés. 

Consommation de viande rouge

Certaines recherches ont montré un risque accru de développement de l’endométriose avec une consommation élevée de viande rouge.

Le gluten. Une étude portant sur 207 femmes atteintes d’endométriose a montré que 75 % d’entre elles avaient une diminution de la douleur après avoir éliminé le gluten de leur alimentation. 

Aliments riches en FODMAP

Une étude a montré que les symptômes s’amélioraient considérablement chez les personnes atteintes du syndrome du côlon irritable (SCI) et d’endométriose qui suivaient un régime alimentaire pauvre en FODMAP.

Les aliments qui peuvent influencer la régulation hormonale, en particulier l’équilibre des œstrogènes, peuvent avoir un effet néfaste sur les personnes atteintes d’endométriose. En outre, il convient d’éviter ou de limiter les aliments susceptibles de favoriser l’inflammation dans l’organisme et d’entraîner des douleurs supplémentaires ou la progression du trouble. Ces aliments comprennent :

  • l’alcool
  • caféine
  • gluten
  • viande rouge
  • les graisses saturées
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Aliments pouvant avoir un effet positif sur l’endométriose

Pour combattre l’inflammation et la douleur causées par l’endométriose, il est préférable de suivre un régime alimentaire dense en nutriments, bien équilibré, principalement à base de plantes et riche en vitamines et minéraux. Ajoutez-les à votre régime alimentaire :

les aliments fibreux tels que : les fruits, les légumes, les légumineuses et les céréales complètes

les aliments riches en fer tels que : les légumes à feuilles sombres, les brocolis, les haricots, les céréales enrichies, les noix et les graines

les aliments riches en acides gras essentiels, tels que le saumon : les sardines, le hareng, la truite, les noix, le chia et les graines de lin

les aliments riches en antioxydants présents dans les fruits et légumes colorés, tels que les oranges, les baies, le chocolat noir, les épinards et les betteraves

Faites attention à la façon dont votre corps se comporte lorsque vous mangez certains aliments. Il peut être utile de tenir un journal sur les aliments que vous mangez et sur les symptômes ou les éléments déclencheurs dont vous souffrez.

Envisagez de rencontrer un diététicien agréé. Il peut vous aider à planifier les repas qui vous conviennent le mieux, ainsi qu’à l’endométriose, car il n’y a pas d’approche unique.

Informations complémentaires

Outre une alimentation saine, les compléments alimentaires peuvent également être bénéfiques.

Une petite étude – a porté sur 59 femmes atteintes d’endométriose. Les participantes ont reçu des compléments de vitamine E et de vitamine C. Les résultats ont montré une réduction des douleurs pelviennes chroniques et une diminution de l’inflammation. Pour consommer davantage de vitamine E, consultez ces aliments.

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Une autre étude a porté sur l’apport complémentaire de zinc et de vitamines A, C et E. Les femmes atteintes d’endométriose qui ont pris ces compléments ont diminué les marqueurs du stress oxydatif périphérique et ont renforcé les marqueurs antioxydants.

La curcumine peut également aider à gérer l’endométriose. C’est la partie anti-inflammatoire du curcuma, une épice bien connue. Selon une étude de la National Institutes of Health , la curcumine inhibe les cellules endométriales en réduisant la production d’estradiol. Le curcuma et la curcumine présentent également de nombreux autres avantages pour la santé.

Une autre étude a montré que les femmes ayant un taux de vitamine D plus élevé et celles qui consommaient plus de produits laitiers dans leur alimentation présentaient un taux d’endométriose réduit. En plus de la vitamine D, le calcium et le magnésium provenant des aliments ou des compléments peuvent également être bénéfiques.

Exercice physique et thérapies alternatives

L’exercice peut également aider à gérer l’endométriose. En effet, l’exercice peut réduire les niveaux d’œstrogènes et libérer des hormones de bien-être.

En plus des méthodes de traitement conventionnelles, les traitements alternatifs peuvent être très utiles pour les femmes atteintes d’endométriose. Par exemple, les techniques de relaxation peuvent être bénéfiques. Elles peuvent comprendre :

  • la méditation
  • yoga
  • acupuncture
  • massage

Il faut poursuivre les recherches sur la manière dont les changements de mode de vie peuvent réduire les symptômes de l’endométriose.

Parlez avec votre médecin et rencontrez un diététicien pour trouver le meilleur plan d’action pour gérer votre maladie. Le corps de chacun est différent. Un plan spécifique et adapté à vos besoins individuels sera le mieux adapté.